Quelle réalité ontologique ?

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La Grande Loge de Londres et de Westminster,

sa réalité ontologique 1717 – 1721 – 1723

 

Éloignée des Opératifs qu’elle a délibérément exclus de son champ opératoire, quelle est sa réalité ontologique ?

Les principales caractéristiques de son Tableau de Loge sont :

  • gestation ou antériorité fort discrète depuis 1717,
  • extrait de naissance, de façon certaine : Saint Jean d’Eté 1721,
  • date actée et labellisée par les médias de l’époque,
  • statut d’organisation du siècle sans racines ni lien avec les opératifs,
  • finalité progressiste,
  • dessein de création d’un ordre nouveau pour un monde nouveau.

Architecture et bases de l’organisation dressées comme suit :

  • son assise trouve sa légitimité dans l’explosion de l’étude des sciences,
  • son fondement repose sur la raison et la sagesse avec l’apport logistique continu de la Royal Society,
  • son activité réside dans l’étude menée de manière transdisciplinaire et fédératrice,
  • son terrain opérationnel de vulgarisation et de communication se fait en cercle convivial : taverne, club qui évolue rapidement en club-salon puis salon-loge-banquet pour retenir in fine la loge.

Cette organisation a des objectifs bienfaiteurs :

  • la tolérance prise en tant que moyen dans une cause génératrice d’ambiance et garante d’un résultat,
  • finalité réductrice à une éthique religieuse et politique,
  • règle dont la portée a une résultante sociétale dans le refus de tout obscurantisme et de tout dogme, qu’ils soient le fait des papistes, des puritains calvinistes, des anglicans ou des dynasties.

 

Ses aspects sont divers. Ses spécificités culturelles sont à forte connotation puisque nous assistons à un effet sensation et contradiction :

  • Celui-là même qui véhicule une volonté nette de démocratisation sera un parfait élitiste
  • Cet autre taxé de libertinage et d’épicurisme primaire lancera le néo druidisme scientifique
  • Certains concepts sont partagés par la plupart …… sous la bannière de la liberté d’expression et de l’émancipation, de la mutation et du non conformisme, du panthéisme et déisme y compris pour une religion naturelle.
  • Tout ce petit monde flirte avec le paganisme et l’hérésie pure et dure : Ni Bible, ni GADLU !
  • Tout ce noyau de scientifiques modernes et de puissants de la classe nobiliaire s’embrassent dans les banquets socratiques.

Sont brandis deux mots clés fédérateurs et non négociables :

TOLERANCE et DEISME

 

C’est cette Franc-Maçonnerie qui est celle des fondateurs de la Grande Loge d’Angleterre et de Westminster

….. 1717 – 1721 – 1723

I. Concerning God and Religion
A Mason is oblig’d, by his Tenure, to obey the moral Law ; and if he rightly understands the Art, he will never be a stupid Atheist, nor an irreligious Libertine. But though in ancient Times Masons were charg’d in every Country to be of the Religion of that Country or Nation, whatever it was, yet ’tis now thought more expedient only to oblige them to that Religion in which all Men agree, leaving their particular Opinions to themselves ; that is, to be good Men and true, or Men of Honour and Honesty, by whatever Denominations or Persuasions they may be distinguish’d : whereby Masonry becomes the Center of Union, and the Means of conciliating true Friendship among Persons that must have remain’d at a perpetual Distance.

I. Concernant Dieu et la Religion.
Un Maçon est obligé, par son engagement, d’obéir à la loi morale, et s’il comprend correctement l’Art, il ne sera jamais un athée stupide ni un libertin irréligieux. Mais quoique dans les temps anciens, les Maçons fussent obligés, dans chaque pays d’être de la religion de ce pays ou nation, quelle qu’elle fût, aujourd’hui, il a été considéré plus commode de les astreindre seulement à cette religion sur laquelle tous les hommes sont d’accord, laissant à chacun ses propres opinions, c’est-à-dire des hommes de bien et loyaux ou des hommes d’honneur et de probité quelles que soient les dénominations ou croyances religieuses qui aident à les distinguer, par suite de quoi, la maçonnerie devient le Centre de l’Union et le moyen de nouer une amitié fidèle parmi des personnes qui auraient pu rester à une perpétuelle distance.

Quinze ans plus tard terminé, autre histoire, autre Franc-Maçonnerie.

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