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Régiments et Loges militaires

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Les Officiers des Régiments et Loges militaires.……………………Sources systématiquement citées

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Sont ici rassemblées plusieurs figures des régiments et des forces militaires jacobites.

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Brève chronologie historique

1603 Jacques VI Stuart devient Jacques Ier d’Angleterre (succède à Elizabeth I)
1625 Avènement de Charles Ier
1629/1640 Charles Ier gouverne sans réunir le Parlement
1641 Grande Insurrection ‘‘papiste’’
1642/1645 Première Guerre civile et premier épisode des ‘‘Oies Sauvages’’. Les troupes royales sont vaincues à Naseby par Cromwell
1648 Deuxième Guerre civile
1649 Exécution de Charles Ier
1649/1650 Cromwell est en Irlande
1653/1659 Protectorat d’Olivier Cromwell et de son fils Richard
sept. 1658 Mort de Cromwell
1660 Déclaration de Breda. Restauration des Stuarts et avènement de Charles II
fev. 1685 Mort de Charles II
avril 1685 Avènement de Jacques II
juin 1688 Naissance du prince Jacques Edward, fils de Jacques II
1688/1689 Glorieuse Révolution
déc. 1688 Jacques II tente de fuir l’Angleterre une première fois, arrêté il retourne à Londres. Il s’évade et regagne la France. Accueil de Louis XIV à St-Germain-en-Laye
fév. 1689 Avènement de Guillaume d’Orange Jacques II tente de reconquérir son royaume et débarque en Irlande. 
juil. 1690 Bataille de la Boyne, victoire orangiste et retour de Jacques II en France
1690/1691 Siège Limerick, Bataille d’Augrhim, nouvelle victoire orangiste
oct. 1691 Traité de Limerick
1692/1727 Lois pénales
sépt. 1701 Mort de Jacques II à St-Germain-en-Laye Acte d’EtablihsmentGeorge, électeur d’Hanovre, accède au Trône
1704 Acquisition de Gibraltar par la Reine Anne I qui scella l’union des royaumes d’Angleterre et d’Ecosse en 1707
1715/1716 Rébellion jacobite, Bataille de Preston
1738 Les loges militaires s’implantent dans les colonies américaines.

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Rappel du contexte historique :

…..Le 16 novembre 1688, Guillaume d’Orange débarque en Angleterre pour s’opposer au roi d’Angleterre, le catholique Jacques II. Le parlement anglais lui propose, avec sa femme Mary, de prendre la couronne des trois royaumes, Angleterre, Ecosse, Irlande. Après la bataille de la Boyne, Jacques II se réfugie en France et s’installe au château de Saint-Germain-en-Laye. Il est suivi par un premier contingent de soldats irlandais qui avaient combattu à ses côtés. Après la signature du Traité de Limerick fin 1691, l’Irlande est perdue pour les jacobites et nombre d’entre eux, tant civils que militaires, prendront également le chemin de l’exil, la tradition les désignant sous le terme de ‘‘Wild Geese’’ (les Oies sauvages). Pour le Roi-Soleil, les troupes irlandaises constituent un apport militaire non négligeable. Pour Jacques II, elles maintiennent un espoir de restauration. Pour les soldats irlandais, la position des régiments sur le continent était le symbole de la poursuite de la lutte pour la cause jacobite, d’une certaine manière pour la cause irlandaise. Le bloc des régiments irlandais passés en France est devenu un morceau d’Irlande rapporté sur le continent. Et nous retrouvons les Maçons Jacobites dans les corps d’armée. Roger Dachez précise : « En 1640-1641, les armées écossaises stationnèrent, au cours de leur progression contre les troupes royales, dans le nord de l’Angleterre. C’est alors que le 20 mai 1641, certains membres de la loge d’Edimbourg, servant dans l’armée écossaise, reçurent maçons R. Moray et Alexander Hamilton, ce dernier étant général de l’armée.

..Ces deux personnages sont les premiers maçons spéculatifs connus à avoir été reçus en terre anglaise… mais ce sont des Ecossais ! ». Le général Hamilton a été créé chevalier par Charles Ier en 1643. Il passe en France où il est intégré à l’armée qui se bat contre la coalition germanique. Il est cité parmi des conjurés qui échoueront dans la libération de Charles livré aux Cromwelliens. En 1641, il visite la loge opérative d’Edimbourg, il persiste dans sa fidélité et ses tentatives de placer Charles II sur le trône. Après un essai avorté de soulèvement contre les troupes anglaises qui occupent l’Ecosse, il fuit pour se mettre à l’abri sur le continent. Nous nous référons à A. Kervella qui relève, dans sa correspondance de 1657, la revendication d’une marque de maçon que le général confirme dans une prestation de serment de citoyenneté à Maastricht en recherchant la caution du maître de la maçonnerie en cette ville, quelles que soient par ailleurs ses affinités intellectuelles de lecteur intéressé par l’alchimie et sa symbolique, l’essentiel de ses choix est commandé par sa condition de partisan d’un roi dont il a épousé l’exil et dont il espère le retour dans la patrie. Enfin, D. Stevenson, dans son ouvrage Les premiers francs-maçons nous rapporte ce qui suit : « Moray fut admis dans la loge le 20 mai 1641 à Newcastel : sans doute les maçons d’Edimbourg, recrutés dans l’armée comme éclaireurs, entrèrent-ils en contact avec Moray en travaillant sous ses ordres à des tâches comme la construction des camps, et décidèrent-ils d’organiser une réunion spéciale en territoire anglais afin de l’initier. Alexander Hamilton fut initié en même temps le 20 mai 1641 : le procès-verbal de son admission porte la date du 20 mai 1640, mais c’est probablement une erreur d’écriture dont on peut présumer que les procès-verbaux furent rédigés à Edimbourg quelques temps après l’événement. »

…..La dérive automatique du régime de Cromwell s’intensifia au fil des années, de sorte que peu de mois après son décès en décembre 1658, l’idée d’une restauration des Stuarts fit son chemin. Celle-ci intervient au printemps 1660, grâce au général Monk, commandant de l’armée du nord de l’Ecosse. Dans des propos tenus auprès d’Anton von Greusau en 1741, Michel de Ramsay invoquait de remonter le temps un siècle plus tôt pour expliquer que le général George Monk,regmil1 principal appui de Charles II pour son rétablissement sur le trône, faisait partie d’une loge afin d’avoir toute facilité à ourdir son complot dans la plus grande discrétion. André Kervella précise à ce sujet : si nous nous replaçons dans l’actualité du contexte, nous devons penser que Monk, d’abord dévoué au parti parlementaire, change de cap, qu’il noue des contacts discrets avec Charles II exilé, qu’il le fait en relation avec des Francs-Maçons et que l’opération réussit, puisque le fils du roi décapité parvient à restaurer la monarchie outre-manche… Charles II fut proclamé roi et fait une entrée triomphante à Londres le 29 mai 1660. La restauration des Stuarts suscita chez les Irlandais de grands espoirs. Par la déclaration de Breda, le nouveau monarque promettant amnistie, clémence et liberté de conscience, favorisait un climat d’apaisement et de réconciliation unique en Europe. Charles II qui souhaitait régner sur tous les sujets britanniques ne fut pas exempt de lourds enjeux politiques, religieux et financiers, si bien qu’il eut recours à son puissant cousin Louis XIV qui lui accorda son soutien, moyennant ingérence dans les affaires intérieures britanniques… et pour ce faire confia à Louise de Kéroualle une mission d’espionnage qu’elle menât à bien en devenant la maîtresse de Charles II.  A sa mort en 1685 après sa conversion au catholicisme, Jacques II lui succède. C’est un autre catholique qui aura à régner sur une population très majoritairement protestante.

…..Suivra la Glorieuse Révolution qui provoqua en Irlande la deuxième vague importante d’émigration du XVIIe siècle avec la défaite des partisans de Jacques II Stuart surnommés Jacobites, et en 1661, nous relevons la création de la Loge de Darlington à Saint-Germain-en-Laye par les Régiments de Charles II. La Franc-Maçonnerie irlandaise fut la première à émettre, à partir de 1732, des patentes en faveur des régiments de l’armée britannique. Ces loges militaires, considérées régulières, sont rattachées à un régiment ou à une unité militaire dont l’Orient n’est pas fixe et varie en fonction des déplacements de la garnison et ces loges sont exemptées de toute redevance dès 1768. Actuellement, il existe encore quatre loges, dont la plus ancienne est La Loge Saint Patrick 4th 7th Royal Dragoon Guards n° 295 fondée en 1758. Sur les bases du répertoire du Grand Orient de France, l’obédience reconnaît à la loge Parfaite Egalité du régiment irlandais de Walsh (ancienne Loge de Dorrington à l’Orient de Saint-Germain) une ancienneté qui remonte au 25 mars 1688.

regmil2A. Kervella précise qu’il n’est pas improbable que des militaires se soient très tôt préoccupés de former des loges propres à leurs régiments respectifs, dont une placée sous le commandement d’Arthur of Dillon. Arthur, comte Dillon, né en 1670 dans le comté de Roscommon (Irlande), mort en 1733 est un officier irlandais jacobite passé au service de la France après la seconde révolution anglaise et la chute de Jacques II d’Angleterre. Le régiment de Dillon, qui a donné naissance à la Loge La Bonne Foi à l’Orient de Saint-Germain, était composé de déserteurs de l’armée britannique, en général irlandais. Dillon rappelle dans ses observations : ‘‘Nous affirmons de plus, que du moment que les régiments irlandois se trouvent opposés à des troupes angloises, les Irlandois catholiques, qui sont dans celles-ci, désertent en foule, pour venir rejoindre leurs compatriotes au service de la France. »

Nous pourrions citer d’autres Francs-Maçons militaires partisans des Stuarts, tels George Seton et David Nairne (dont la fille a épousé Ramsay), capitaine du Régiment Royal-Ecossais dans les années 1740.  Par ailleurs, d’autres loges militaires suivront ce mouvement, dont la loge française La Parfaite Union créée en 1759.

…….Est ici brièvement rappelée l'implication d'un armateur corsaire en la personne du célèbre Antoine WALSH, à l'origine de la construction à Nantes d'une frégate nommée «Du Teillay» destinée à rapatrier en Ecosse Charles-Edouard Stuart pour conduire l'expédition de Culloden. Nous relevons à cet effet dans un ouvrage de Patrick Villiers ce qui suit :

Antoine Walsh était non seulement au premier rang des armateurs de la place de Nantes, mais il était encore le plus influent comme en témoigne cette lettre du commissaire Du Teillay : « Monsieur Walsh est le plus fort armateur de ce port et je puis, sans partialité aucune, assurer Monseigneur qu'il est le plus intelligent et le plus porter à se presser aux besoins de l'Etat, que c'est lui qui a déterminé nos plus forts négociants à faire bâtir deux corsaires de 36 canons dont l'un a été lancé à l'eau depuis trois jours, qui sera incessamment suivi du second que l'on doit armer le plus promptement qu'il sera possible et qui a engagé le sieur Le Ray à faire la demande des deux frégates dans l'armement desquelles il est un des plus forts intéressés...».   La célébrité d'Antoine Walsh est à associer étroitement à celle de Dominique O'Heguerty (cf. boulevard des Jacobites).

…..A l’instar de tous les historiens qui s’appuient sur les textes de certains auteurs, qu’ils soient maçons ou non initiés, écrivains éditorialistes, rapporteurs, nouvellistes, tels que Gustave Bord dans son ouvrage ‘’La Franc-Maçonnerie en France des origines à 1815’’, qui constitue incontestablement une source de renseignements à ne pas épargner, nous reprenons donc ses propos concernant LES LOGES MILITAIRES, tel qu’il les décrit en page 489 et suivantes de son livre précité, parmi lesquelles nous avons retenue celles de Dillon et de Walsh.

…..Les Loges militaires ne semblent pas avoir été installées dans les régiments français avant 1759. Il est probable qu’elles ne se sont pas formées spontanément et qu’avant leur organisation officielle à l’Orient des régiments, de nombreux officiers fréquentaient les Loges civiles. Les régiments, en se déplaçant, étaient de merveilleux agents de propagande que la Franc-Maçonnerie n’eut garde de négliger. On créa même, après 1760, des Loges militaires qui n’étaient à l’Orient d’aucun régiment. Ces Loges eurent un rôle important dans le développement de l’Ordre : le nom de la plupart d’entre elles n’est pas parvenu jusqu’à nous. […]

Il est curieux de constater qu’aucune de ces Loges ne figure sur les annuaires. De qui tenaient-elles leur pouvoir. D’après les Loges qu’elles ont contribué à installer, il n’est pas douteux qu’elles étaient d’origine ou tout au moins de tendances jacobites ; l’Orient de Bouillon a peut-être aussi joué un rôle plus considérable qu’on ne l’a indiqué jusqu’ici dans le développement de la Franc-Maçonnerie française.

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DILLON

…..D’après la capitulation de Limerick, les officiers et soldats de l’armée jacobite avaient la faculté de suivre Jacques II ; il leur fut donc permis de rentrer en France. Les Gardes Irlandais, à l’exception de leur colonel, suivirent la destinée des Stuarts, et formèrent le régiment de Dorrington ; un grand nombre d’officiers des autres corps les imitèrent. Réfugiés à Saint-Germain-en-Laye auprès de leur souverain auquel Louis XIV avait donné un somptueux asile, ils ne tardèrent pas à former un second régiment composé des membres les plus distingués de l’émigration jacobite. On retrouve les premières traces de la formation de ce régiment par la nomination de Charles Mac Carthy, comte de Mountcasbel au grade de colonel le 18 juin 1690. […]

Le 26 avril 1775, le régiment passa à Arthur, comte Dillon. C’est sous le nom de Dillon que ce régiment est plus connu dans l’histoire, en raison du rôle brillant joué par son premier bataillon dans les Antilles pendant la guerre de l’Indépendance américaine (1779-1783). […]

Est-ce que le régiment de Dillon eut une Loge : je n’ai pu en trouver une preuve positive. Etant donné la composition de la Bonne Foi constituée à l’Orient de Saint-Germain en 1778, on peut douter que cette Loge soit sortie du régiment de Dillon, lequel n’avait du reste à cette époque aucune attache particulière avec Saint-Germain. Cependant, je relève parmi les officiers de ce régiment un grand nombre de Francs-Maçons […]. De 1760 à 1780, figurent : Bartholomew Radclyffe, lord Derwentwater, fils de Charles Radclyffe premier Grand Maître. […]

On peut admettre avec M. de Loucelles qu’à Saint-Germain était installée la Loge-Mère du rite jacobite, qui eut successivement pour grand maître : Jacques II, Jacques III et Charles-Edouard, et parmi les plus distingués, le duc de Berwick, fils naturel de Jacques II ; Jean Drummond, duc de Melfort, […] ; les Dillon, Ramsay, les Radclyffe, …

Je ne puis cependant admettre avec M. de Loucelles que le rite d’Heredom de Kilwinning avait son centre à Saint-Germain dont le château aurait été le véritable château de Kilwinning, ce dernier n’étant pas hypothétique. Dans le second volume (sic, ?), nous nous expliquerons longuement sur ce rite. Le château de Kilwinning existait bien réellement et fut pendant longtemps un centre maçonnique très remuant. Tout au plus, peut-on admettre sans preuves positives mais avec quelque vraisemblance, que la Loge-Mère de Saint-Germain usurpa les pouvoirs de celle de Kilwinning, en datant de ce dernier Orient des pièces en réalité écrites à Saint-Germain. Ce qui est bien certain, c’est qu’en 1771, il n’y avait pas en France dix Loges tenant régulièrement leurs pouvoirs de la Grande Loge d’Angleterre et qu’il n’y avait de rite écossais qu’en France et en Allemagne.

 

WALSH

      Parmi ces régiments, l'un des plus fameux fut celui de Walsh qui abrita la Loge La Parfaite Egalité. Le Régiment de Walsh avait été levé en 1661 sous le nom de Royal Irish. Il devint le Royal Guards lorsque la garde personnelle de Jacques II se joignit à lui (cf. -entre autres- Charles Porset : Les premiers pas de la Franc-Maçonnerie en France au XVIIIe siècle, Editions Maçonniques de France, Paris 2000).

     En effet, en 1661, Charles II, à la veille de monter sur le trône d’Angleterre forma à Saint-Germain-en-Laye, un régiment sous le titre de Royal Irlandais. Ce régiment suivit la fortune des Stuarts sous le nom de Gardes Irlandaises. Compris dans la capitulation de Limerick, il débarqua à Brest le 9 octobre 1689, sous les ordres du colonel lord William Dorrington, appelé à remplacer son ancien colonel le duc d’Ormond, qui avait embrassé le parti de Guillaume III. Jusqu’en 1698, il tint garnison à Saint-Germain, sous le nom de Garde Irlandaise, en dehors des cadres français, bien qu’entretenu par Louis XIV. Le 27 février 1698, il fut incorporé dans l’armée française sous le nom de son colonel, qui était toujours lord Dorrington. […] Ce régiment semble avoir eu la plus ancienne Loge reconnue par le G.O. de France. En effet, le 13 mars 1777, le G.O. admit que sa constitution primitive datait du 25 mars 1688, et que cette constitution avait été renouvelée le 9 octobre 1772 par la G.L. de France. Comment fut-elle installée à l’origine et de quelle puissance maçonnique tenait-elle ses pouvoirs ? Elle ne figure sur aucune des listes de Loges reconnues par les G.L. anglaises, et tout porte à croire qu’elle fut formée par la réunion de plusieurs frères, initiés antérieurement qui constituèrent la Loge de leur propre autorité. C’est du reste de cette façon que se formèrent la plupart des Loges françaises antérieures à 1743. Quel était son titre distinctif ? Il est probable qu’elle n’en ait pas eu au début. Je ne relève le titre de Parfaite Egalité qu’à partir de 1752, mais il est possible qu’elle l’ait porté antérieurement. […] En 1788 et 1789, son Vénérable est Walsh, capitaine commandant… Entra-t-elle en sommeil pendant la tourmente révolutionnaire ? Cela est possible, bien que j’aie tout lieu de croire que les Loges persistèrent dans la plupart des régiments, continuant une vie indépendante, sans rapport avec aucun pouvoir central.

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ROYAL ECOSSAIS, formé par ordonnance du 3 décembre 1743  (Gustave Bord ne fournit pas d'autres renseignement qu'une liste de membres)

Le colonel comte de Drummond, duc de Perth, Louis Drummond de Melfort, Colbert Castlehiel, Stuart, David Nairne (cité plus haut),….

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      Les régiments furent disloqués par les organisations de 1791 et de 1794. En 1791, les régiments remplacèrent leurs noms séculaires par de simples numéros d’ordre et, en 1794, par l’amalgame avec les bataillons départementaux, la plupart des régiments contribuèrent à la formation de deux demi-brigades.

Le 23 mars 1801, il se forma au 92e d’infanterie une Loge sous le titre de la Parfaite Union, qui ne semble avoir aucun rapport avec l’ancienne Parfaite Egalité à l’Orient du régiment de Walsh. A cette époque du reste, le 92e n’avait plus aucun lien de sang avec le 92e de 1791. Avant et après Fontenoy, des ordonnances royales pourvurent à la formation de quatre régiments écossais ou irlandais. Il est plus que probable que ces régiments eurent leurs Loges. Celles-ci néanmoins n’ont pas laissé de traces. Parmi les officiers de ces corps, depuis leur formation jusqu’à 1771, je relève les noms d’un certain nombre d’initiés.

[…]

(Document déposé sur le site du Rite Ecossais Primitif en décembre 2013)

 

N.B.    Le lecteur intéressé par les Loges régimentaires d’origine écossaise et irlandaise trouvera un travail présenté dans notre onglet « Les chroniques écossoises », intitulé LOGES JACOBITES EN FRANCE, au sujet desquelles Simon Appleton a fait une étude et une compilation des sources historiques prenant référence chez Robert Ambelain et Gustave Bord.

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