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Charte d’Athelstan

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Kiosque documentaire du R.E.P.

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Histoire générale de la Franc-Maçonnerie  

Document

reproduit d'après la version donnée par REBOLD

CHARTE D'YORK (de l'an 926), dite Charte d'ATHELSTAN 

Athelstan

       Rebold invoque que : nul n’a pu retrouver le texte original de cette Charte d’Athelstan qui reproduisait la Charte de Saint-Alban approuvée par l’empereur Carausius en 290. Mais cette charte dont il ne paraît pas contestable qu’elle ait existé, avait disparu lors de l’invasion des Danois, 60 ans le texte d’York. La Charte d’Athelstan a également disparu et il n’en est plus question qu’en 1350, soit plus de quatre siècle après, lorsque Edouard III procède à une révision de celle-ci.

L’auteur rajoute : il paraît que des copies authentiques de la Charte d’Athelstan étaient conservées à la Loge Saint-Paul de Londres, mais que la Loge Saint-Paul les aurait brûlées en 1720, en même temps que la Charte d’Edouard III. Elle aurait servi de base à la Charte de Strasbourg de 1275, également disparue, et à celle de Ratisbonne de 1459.       

Cette Charte se compose de plusieurs textes : 

  • une introduction ou prière ; 
  • une longue histoire en deux parties de l’architecture dans la Grande-Bretagne et en dehors de ce pays ; 
  • un abrégé historique de l’art de bâtir, depuis les plus anciens temps mythiques jusqu’à Athelstan ; 
  • les règlements particuliers servant de lois fondamentales aux corporations maçonniques en seize articles ; 
  • une partie littéraire historique.

Outre l’introduction que fournit Rebold, nous reproduisons ci-après les seize articles qui ont pour titre ‘‘Lois fondamentales des Frères Maçons’’, et les quatre derniers paragraphes de cette Charte.

 

Introduction

       « Lois fondamentales de la Confraternité des Maçons basées sur les anciens écrits, concernant les lois et privilèges des anciennes corporations de constructeurs romains, telles qu’elles furent confirmées l’an 290 par l’empereur Carausius en sa résidence à Verulam (Saint-Alban), renouvelées, discutées et acceptées par les Loges d’Angleterre, convoquées à ce but en assemblée générale à York, l’an 926, par le prince Edwin, fils du roi Athelstan : « La toute puissance de l’éternel Dieu, du père et créateur du ciel et de la terre, la sagesse de Sa Parole divine et la coopération de Son Esprit envoyé parmi nous soient avec notre commencement (ouverture de la Loge) et nous donnent la grâce de nous gouverner dans cette vie de manière à obtenir maintenant Son approbation et, après notre mort, la vie éternelle. »

 

Lois fondamentales des Frères Maçons

Article premier.

       Votre premier devoir est que vous vénériez Dieu avec sincérité et suiviez les lois des Noachides, parce que ce sont des lois divines auxquelles tout le monde doit se soumettre. Pour cette raison, vous devez aussi éviter de suivre les fausses doctrines et ne pas pêcher par là envers Dieu.

Art. 2.

       Vous devez être fidèles à votre roi sans trahison et obéir à l’autorité sans fausseté, partout où vous pouvez vous trouver. Que la haute trahison reste loin de vous, et, si vous en appreniez quelque chose, que vous en avertissiez le roi.

Art. 3.

       Vous devez être serviables envers tous les hommes, et vous lier d’amitié fidèle avec eux autant que vous pourrez, sans vous inquiéter de savoir à quelle religion ou opinion ils pourraient appartenir.

Art. 4.

       Vous devez surtout être fidèles entre vous, vous instruire les uns les autres, vous aider dans l’art, ne pas vous calomnier, mais vous faire comme vous voudriez que les autres vous fissent. Lors donc qu’un frère aura manqué envers son confrère, envers quelque autre, tous doivent lui aider à réparer sa faute, afin qu’il se corrige.

Art. 5.

       Vous devez assister avec assiduité aux discussions et aux travaux de vos frères en chaque Loge et garder le secret des signes envers tout autre qui n’est pas frère.

Art. 6.

       Chacun doit se garder de l’infidélité, puisque la Confrérie ne pourrait exister sans fidélité et sans probité, et puisque une bonne réputation est un grand bien. Vous devez aussi constamment tenir aux intérêts du maître que vous servez et terminer honnêtement vos travaux.

Art. 7.

       Vous devez toujours payer honorablement ce que vous devez et, en général, ne rien vous attirer qui puisse nuire à la bonne réputation de la Confrérie.

Art. 8.

       De plus, aucun maître ne doit se charger d’un ouvrage s’il n’est pas habile à le faire, car il ne ferait que honte à l’architecture et à la Confrérie. Les maîtres ne doivent demander qu’un salaire équitable, cependant suffisant pour qu’ils puissent vivre et payer leurs compagnons.

Art. 9.

       De plus, personne ne doit supplanter un autre, mais plutôt lui laisser l’ouvrage qu’il a trouvé, à moins qu’il n’en soit pas capable.

Art. 10.

       De plus, aucun maître ne doit accepter un apprenti autrement que pour sept ans, et ce n’est qu’après ce temps qu’il doit le faire maçon, d’après le conseil et le consentement de ses confrères.

Art. 11.

       De plus, aucun maître ou compagnon ne doit accepter d’indemnités pour recevoir quelqu’un maçon, si celui-ci n’est pas né libre, d’une bonne réputation, de bonne capacité et sain des membres.

Art. 12.

       De plus, aucun compagnon ne doit blâmer l’autre s’il ne sait pas mieux faire que celui qu’il reprend.

Art. 13.

       De plus, chaque maître, lorsqu’il est repris par l’architecte (chef de la Loge), ou chaque compagnon lorsqu’il est repris du maître, doit écouter celui-ci, corriger son travail et se conformer selon cela.

Art.14.

       De plus, tous les maçons doivent obéir aux chefs et exécuter avec bonne volonté ce qui leur est ordonné.

Art. 15.

       De plus, tous les maçons doivent recevoir les compagnons venant du dehors et qui leur donneront les signes ; ils doivent en avoir soin, comme il leur est enseigné. Ils doivent aussi venir au secours des frères qui en ont besoin lorsqu’ils en ont connaissance, et comme il leur est enseigné, serait-ce à distance d’une demi-lieue.

Art. 16.

       De plus, aucun maître ou compagnon ne doit admettre en Loge un autre qui n’a pas été reçu maçon, pour voir l’art de tailler la pierre ou lui en faire tailler ; il ne doit pas non plus lui faire d’équerre ni de niveau, ni lui en montrer l’usage.

 

       « Ce sont les devoirs qu’il est bon et utile d’observer. Ce qui sera encore trouvé bon et utile dans l’avenir doit toujours être inscrit et publié par les chefs des Loges, pour que tous les frères puissent être également assermentés là-dessus. »

       « Enfin la paix revint, et l’évêque de Rome fit convertir à la croyance chrétienne les Anglais et les Saxons, parmi lesquels se formaient de plus en plus des compagnons habiles dans la Bretagne, instruits par ce qui restait des anciens maîtres vigilants dans ce pays. Alors on éleva les églises de Canterbury (600) et de Rochester (602), et on répara les anciennes maisons de Dieu. Le roi (sic) Charles Martel envoya plus tard beaucoup de Maçons au-delà de la mer, sur la demande des rois saxons ; et c’est ainsi que l’architecture florissait de nouveau sous la direction des anciens maîtres maçons de la Bretagne. Il est à regretter que plusieurs édifices romains aient été dévastés à l’occasion des incursions des Danois et que beaucoup de documents et de renseignements sur les Loges qui, déjà dans ces temps-là, se tenaient dans les couvents, aient été brûlés dans les mêmes circonstances. Mais le pieux roi Athelstan (925), qui a tant d’estime pour l’art et qui a fait établir tant d’édifices superbes depuis la paix conclue avec les Danois, a voulu suppléer à cet inconvénient. Il a ordonné que l’institution fondée du temps des Romains par Saint Alban fût de nouveau rétablie et confirmée. C’est dans cette intention qu’il a remis à son fils cadet Edwin (membre de l’Association) un édit par lequel les Maçons peuvent se gouverner entre eux et établir tous règlements propres à faire prospérer leur art. Il a aussi fait venir des maçons gallois et il en a fait également des chefs. Ensuite il a fait examiner les institutions grecques, romaines et gauloises, qu’ils avaient apportées par écrit avec eux, à côté de celles de Saint Alban, et c’est d’après cela que toutes les corporations maçonniques doivent être organisées.

       « Voyez donc dans le pieux prince Edwin votre protecteur, qui exécutera les ordres du roi, qui vous encouragera et qui vous exhortera à ne plus retomber dans les fautes passées.

       « Ainsi chaque année, les maîtres et les chefs de toutes les Loges devront se rassembler et lui faire un rapport sur toutes les constructions et les améliorations qu’il y aurait à faire. Il vous a fait convoquer ici, à York, et les chefs doivent vous proclamer les lois qui se sont trouvées dans les anciens écrits, et qu’on a trouvé bon et utile d’observer. Ce sont les obligations suivantes que vous devez accepter et que, lorsque vous les aurez acceptées, vous devez promettre d’observer en posant la main sur le livre saint de l’Evangile, que le chef vous présentera. Chaque Maître aussi doit les faire lire dans sa Loge et procéder au même acte. Il doit aussi les faire lire à la réception d’un nouveau frère, comme celui-ci doit s’engager sur l’autorité de l’Evangile à observer. »

Document déposé sur le site du REP en octobre 2014

 

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