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Dossier n° 5 – Le Kybalion

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Thème : Etude de l'ouvrage The Kybalion, William Walker Atkinson

COAuteur :  Exposé présenté par Simon J. Appleton, dit le ''Jacobite des antipodes''

               ''dédié à mon ami Gilles, un infatigable cherchant''

Mis en ligne en janvier 2020

 

Les sept principes hermétiques du Kybalion

Le Kybalion est un ouvrage qui étudie une doctrine ésotérique qui s’est développée au cours de l’Antiquité gréco-égyptienne. Cette philosophie se fonde sur l’enseignement d’un personnage mythique : Hermès Trismégiste. Le Kybalion a pour but de transmettre cet enseignement qui est contenu dans un ensemble de textes attribués à Hermès et appelés Hermetica (incluant le Corpus Hermetica et la Table d’Emeraude). C’est la raison pour laquelle cette philosophie a pris le nom d’Hermétisme.
Marsile Ficin qui a traduit en latin le Corpus Hermeticum en 1461 dit qu’Hermès doit son nom au fait qu’il était trois fois grand parce qu’il était excellent comme le plus grand philosophe, le plus grand prêtre, et le plus grand roiBernard le Trévisan (1406-1490), faisant allusion à l’alchimie à laquelle il s’est beaucoup intéressé, a affirmé : Le premier inventeur de cet Art fut Hermès le Triple : car il possédait la triple philosophie naturelle : Minérale, Végétale et Animale. Au Moyen-âge et à la Renaissance, l’Hermétisme est la doctrine par excellence des alchimistes.
La signification du mot Kybalion aurait été perdue depuis des siècles. Malgré sa consonance, ce mot n’a pas de signification dans la langue grecque. Le Kybalion est fréquemment catalogué comme anonyme. Les Trois Initiés qui le signent ne dévoilent pas non plus leur identité. J’ai pu lire qu’un homme souvent considéré être son auteur est l’américain William Walker Atkinson (1862-1932), un avocat, négociant, éditeur, écrivain, et aussi occultiste. On ne rejette pas l’hypothèse qu’il ait été aidé dans la tâche par une ou deux autres personnes. Il semble opportun de remarquer la page de couverture de l’édition reproduite ci-dessus qui présente l’ouvrage comme édition définitive, c’est à dire dans une version quasi officielle faisant autorité. De plus il est précisé que W.W. Atkinson écrit sous couvert de « trois initiés » (writing as three initiates). A noter que l’édition originale date de 1908. Ce livre, qui ne compte que cent quatorze pages, dont l’auteur se cache derrière un voile, s’inspire de la pensée d’un personnage mythique et semble avoir beaucoup de choses à nous révéler. Saurons-nous percer son message ?

Préface du livre
De la préface de l’édition que j’ai en ma possession, signée Albert L. Caillet en date à Paris de mars 1917, j’ai retenu un passage que je reproduis in extenso : ‘’Semblable à ces grands fleuves dont les eaux deviennent de plus en plus troubles et bourbeuses à mesure qu’elles s’éloignent de leur source, la grande Philosophie éternelle se souille et se contamine dans son conflit avec les passions humaines, pour finalement devenir ce que nous nommons -les systèmes philosophiques-‘’. Il s’empresse d’ajouter que le Principe demeure pur, malgré cet abondant limon qu’il charrie. L’auteur de la préface tient à préciser la différence entre la science moderne qui est exclusivement analytique et la science ancienne par nature synthétique. Il affirme qu’elles sont aussi importantes l’une que l’autre, et que toutes deux doivent être pratiquées. Anticipant ce que nous allons découvrir plus loin, il nous dévoile le premier axiome hermétique : le Tout est Un. L’auteur évoque ces mêmes Lois qui régissent le grand et qui s’appliquent aussi bien au petit, sans exclure la Loi d’évolution que connaissait le Sage et dont il se servait à bon escient.

 

La Philosophie Hermétique
Le chapitre I commence par une citation : ‘’Les lèvres de la Sagesse sont closes, excepté aux oreilles de la Raison’’. Les égyptiens ont déifié Hermès et l’ont honoré pendant plusieurs siècles sous le nom de Thoth. En plus de son ancien titre de Trismégiste (le Trois Fois Puissant), il était aussi connu sous l’appellation de Dieu de la Sagesse, ou encore sous celle d’Ecrivain des Dieu. Ses enseignements n’ont jamais fait l’objet de vulgarisation. On peut affirmer que ses disciples ont observé le secret quant à la transmission de leur Savoir. Prudence et discrétion ont toujours étaient de mise. L’auteur parle de politique de dissémination prudente de la vérité par crainte de voir la Doctrine se transformer en une croyance. En effet combien de concepts ont fait l’objet de déviations, combien de mouvements philosophiques ont dégénéré pour produire un mélange des genres ? Ainsi une philosophie devient théologie et des apôtres se transforment en prêtres. Les églises établies, soucieuses d’imposer leur vérité et de conforter leur monopole, ont poursuivi la Doctrine secrète avec le feu, l’épée, le bûcher, le gibet et la croix. Quand les oreilles de l’élève sont prêtes à entendre, c’est alors que viennent les lèvres pour les remplir de Sagesse.

La Transmutation mentale
La Transmutation dite mentale fait partie d’une des branches secrètes de la connaissance des Hermétistes. Elle est l’art de changer, de transformer des états, des formes et des conditions mentales en d’autres conditions de nature différente. Art de la Chimie Mentale ou plus simplement une forme de psychologie mystique facile. Cette pratique permettrait à l’individu de pouvoir volontairement changer et transformer ses propres états mentaux et de les améliorer à propos.
Sur les techniques à mettre en œuvre pour parvenir ainsi à contrôler ses conditions mentales, l’auteur regrette que les anciens écrivains aient donné si peu d’instructions pratiques. Nous ne pouvons donc que nous joindre à lui pour déplorer cet état de fait. Il affirme plus loin que les Alchimistes Mentaux ont été capables de contrôler les conditions physiques les plus imposantes, sans encore donner la moindre ébauche des techniques utilisées. Paroles, parole, paroles…  Le premier principe de Mentalisme nous apprend que : Le Tout est Esprit L’Univers est Mental. Ce qui implique que tout ce qui est apparent à nos sens est Esprit ; un Esprit de nature inconnaissable et indéfinissable que nous pouvons concevoir comme un Esprit Universel, Infini, Vivant. Comprendre ce grand Principe hermétique du Mentalisme permet à l’individu de saisir avec facilité les lois de l’Univers Mental, et de les appliquer à son bien-être et à son perfectionnement.
Nous ne maîtriserons sans doute jamais suffisamment l’art de la transmutation mentale pour arrêter les tempêtes ou faire cesser les tremblements de terre. Cela ne doit pas nous empêcher de reconnaître au concept du Tout est Esprit une indéniable valeur sur le plan philosophique.

Le Tout
Derrière l’Univers du Temps et de l’Espace se cache toujours la Réalité Substantielle, la Vérité Fondamentale. L’homme qui regarde cet Univers dont il n’est qu’une infime parcelle, constate que rien ne reste au repos, que tout naît, grandit et meurt. Il n’y a rien de permanent. La Nature, notre cadre de vie terrestre, témoigne de la loi du rythme : cycles solaires et lunaires, saisons, marées. Nous voyons que toute action apporte une réaction, et qu’au flux succède le reflux.
L’homme réalise toutes les transformations de ces éléments qui ne sont certainement que l’apparence, la manifestation extérieure de quelque Pouvoir sous-jacent, de quelque Réalité Substantielle. Comment appeler cette Réalité Substantielle ?  Dieu ?  L’Energie infinie et éternelle ?  La Matière ?  Les Hermétistes l’ont nommée : le Tout.
Qu’est ce qui caractérise ce Tout ?  Sa nature profonde est inconnaissable. En lui-même, il est indéfinissable. Les conjectures, les théories, les spéculations des théologiens et des métaphysiciens, quant à sa nature profonde, ne sont qu’un effort enfantin d’esprits mortels pour saisir le secret de l’Infini. Au contraire, le philosophe s’adonne à une recherche en vue de connaître les choses connaissables et pensables. Il a une position réaliste, celle d’un homme connaissant et acceptant les limites du pouvoir humain. Par rapport au Tout, il existe certaines vérités liées à leur existence, que l’esprit humain se trouve disposé à accepter. Il faut conclure que Religion et Philosophie ont leur racine dans la Réalité.
Comment définir et caractériser le Tout ? D’abord le Tout doit être Tout. Par définition, rien ne peut exister hors de lui (le Tout), parce que sinon le Tout ne serait pas le Tout !  Le Tout doit être infini, rien ne pouvant le limiter ou le restreindre. Il doit être aussi infini dans le Temps, c’est-à-dire éternel. Son pouvoir ne connaîtra jamais d’interruption, il résiste à l’intemporel. Ensuite le Tout doit être partout, parce qu’il n’y a pas de place en dehors de lui. Son pouvoir doit également être infini. Ce pouvoir est absolu parce qu’il n’est soumis à aucun pouvoir, il est l’unique source du pouvoir pouvant être exercé. Enfin le Tout doit être immuable car il ne peut être modifié, réduit ou augmenté. Rien n’est capable d’opérer des changements en lui. Le Tout étant Infini, Absolu, Eternel et Inchangeable ; il s’ensuit que toute chose finie, conditionnée, éphémère ou sujette à changement doit être Nulle en Réalité. Le Tout ne peut être Matière qui ne peut manifester ni Vie, ni Intelligence. La Matière n’est qu’énergie et force de faible variation. Le Tout, c’est l’Intelligence Vivante Infinie. Il est Esprit !

L’Univers Mental
Qu’est l’Univers ? Nous avons vu que le Kybalion prône qu’il ne peut rien exister en dehors du Tout. Il en découle que l’Univers ne peut être le Tout. L’Hermétisme avance que c’est le Tout qui a créé l’Univers Mentalement, par le même procédé selon lequel l’homme crée des images mentales. Donc l’Univers et tout ce qu’il contient sont une création mentale du Tout.
Et l’homme dans cet Univers, quelles conclusions doit-il tirer ? On constate que l’homme a un respect instinctif pour le Tout, sentiment que nous appelons ’’religion’’, sentiment inspiré par les travaux et les merveilles de la Nature. L’auteur ajoute que la Mort n’est pas réelle, même dans le sens Relatif du mot ; elle n’est que le Berceau d’une nouvelle vie.

Le Divin paradoxe
Le véritable initié, connaissant la nature de l’Univers, se sert de la Loi contre les lois, du supérieur contre l’inférieur, et par l’Art de l’Alchimie, il transmute les choses viles en des choses précieuses. Il nous faut donc apprendre à utiliser les forces supérieures contre les forces inférieures, pour éviter les souffrances du plan inférieur et vibrer sur un plan supérieur. La Transmutation est l’épée du Maître. C’est ici que se situe le paradoxe : le point de vue Absolu et le point de vue Relatif montrent chacun une face du tableau, différente l’une de l’autre. Il y a Vérité Absolue : les choses telles que l’Esprit de Dieu les connaît ; et Vérité Relative : les choses telles que la plus haute raison de l’Homme les comprend. L’auteur nous met en garde ; si nous pouvons reconnaître le point de vue Absolu, ce serait une grave erreur de nier les phénomènes de l’Univers perçus par nos facultés de simple mortel. Connaissant la nature réelle de l’Univers, nous ne devons pas faire fi de ses Lois, car tout, excepté le Tout, est régi par elles. L’Univers existe en vertu de ces Lois qui constituent sa charpente et qui le soutiennent.
L’importance de la Transmutation est soulignée une nouvelle fois dans ce chapitre, savoir : passer à un plan supérieur, y accéder pour échapper momentanément à la Loi, en utilisant une technique que permet cette même Loi. Il est entendu que la Loi continue d’opérer dans cette période durant laquelle le balancement de la polarité continue d’aller de gauche à droite.
Il y a le Tout.  Il y a l’Univers, une création mentale du Tout.  Le premier génère l’Absolu, le second le Relatif. Et puis il y a l’Homme, compris dans le Tout par la définition même du Tout. L’Homme perçoit l’Univers qui l’enveloppe et dont il fait nécessairement partie (lui aussi) -si j’ai bien compris-. Mais l’Homme, de par son intellect, est conduit à appréhender à la fois la Vérité Absolue et la Vérité Relative. Pris dans ce sens, il est unique et jouit d’une position privilégiée. Pourquoi ? Ou bien est-ce malédiction ? Connaître sa situation d’être mortel et savoir qu’il ne pourra jamais la modifier. Une situation que l’on peut qualifier d’Absurde, et en ce cas en faire un Homme Révolté tel celui si bien décrit pas Albert Camus. Il ne serait alors qu’un ‘’remake de Sisyphe’’ roulant à jamais son rocher ?

Le Tout dans le Tout
Ce chapitre est le dernier avant d’aborder une série de six chapitres consacrés aux Principes deux à sept de la Loi Naturelle.  Il a été dit que l’Univers est Mental et qu’il est contenu dans l’Esprit du Tout. Par ailleurs il a été admis que Tout est dans Le Tout et que Le Tout est dans Tout.  Une Loi dite du Paradoxe permet de réconcilier ces deux préceptes et de parvenir à un jugement quant aux rapports existant entre Le Tout et son Univers Mental.  La doctrine hermétique enseigne que Le Tout est inhérent à l’Univers, qu’il demeure dedans et que chacune de ses parties, chacune de ses unités ou de ses combinaisons est située à l’intérieur de l’Univers. Le rapport entre les deux entités est nécessaire ; elles sont par extension inséparables l’une de l’autre.
Le Tout, ayant médité sur le commencement de la Création, ayant ainsi établi les fondations matérielles de l’Univers, ayant pensé son existence, émerge de sa méditation et permet que se manifeste ce que nous pouvons prendre pour le processus de l’Evolution, en débutant par ce qui a trait au plan matériel, puis mental, et enfin spirituel. L’auteur du Kybalion nous déclare que c’est ainsi que le mouvement vers le haut commence : tout va dans la direction de l’Esprit.
Pourquoi le Tout a t’il créé les Univers ?  C’est l’auteur qui pose cette question ; il n’y apporte pas de réponse vraiment décisive et définitive. Fallait-il se poser cette question à propos d’une entité qui nous est inconnaissable ? La conclusion, qui surgit sans grande surprise, pourrait être celle-ci : nous disons simplement que le Tout ‘’est’’. Le Tout agit parce qu’il agit. Le tout est sa Propre Raison. Etant donné l’absolu pouvoir du Tout, la question serait bien présomptueuse, de la part d’un simple mortel…

 

Les sept Principes de la Loi Naturelle
Le Principe du Mental, le Principe de Correspondance, le Principe de Vibration, le Principe de Polarité, le Principe du Rythme, le Principe de Cause et Effet, le Principe du Genre.


Les Plans de Correspondance

Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas ; ce qui est en Bas est comme ce qui est en Haut.  C’est le deuxième Grand Principe Hermétique. Tous ce qui existe dans l’Univers émane d’une seule et même source. Il s’ensuit obligatoirement que ce sont les mêmes lois qui s’appliquent.
La philosophie hermétique considère, nous l’avons vu, que les phénomènes se produisant dans l’Univers sont distingués en Trois Grands Plans : le Grand Plan Physique, le Grand Plan Mental et le Grand Plan Spirituel. Ces divisions seraient en fait quelque peu artificielles, aucune frontière précise n'existe entre elles. Chacune d’entre elles n’est qu’un degré supérieur de la grande échelle de la Vie.
Les Hermétistes subdivisent chacun de ces trois Grands Plans en Sept Plans Inférieurs.
D’autres notions sont évoquées dans ce chapitre comme l’Ether : une substance d’une ténuité et d’une élasticité extrêmes, occupant tout l’Espace Universel et agissant comme milieu intermédiaire pour la transmission des vagues d’énergie. Est aussi abordée l’existence de Divinités Invisibles qui occasionnellement interviennent dans les affaires humaines. Elles nous prêtent assistance et seraient sources de nos légendes, de nos différentes croyances et religions. Il est finalement indiqué que les occultistes ont de tous temps attribué une âme, une Vie au royaume Minéral. Cela en vertu sans doute du principe que Tout est Esprit. Les différentes formes que les roches ont prises au cours des âges, les mouvements tectoniques, l’activité volcanique et sismique en seraient un début de preuve.

La Vibration

Rien ne repose ; tout remue ; tout vibre. Les enseignements hermétiques nous apprennent que non seulement ‘’tout est en état de mouvement perpétuel et de vibration constante, mais encore que les différences qui existent entre les diverses manifestations du pouvoir universel sont dues entièrement à la diversité du mode et de la période des vibrations’’.
Dans ce troisième Grand Principe, toutes les particules de matière sont douées de mouvements circulaires : de l’atome avec son nuage d’électrons aux planètes et soleils de notre univers. Preuve du mouvement de l’infiniment petit comme de l’infiniment grand, mais par la même occasion preuve que ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas…
Les enseignements disent également que ‘’toutes les manifestations de pensée, d’émotion, de raison, de volonté, de désir, ou de tout autre état ou condition mentale, sont accompagnées de vibrations dont une partie est extériorisée au dehors’’. Cette affirmation me rappelle ce que l’écrivain maçonnique Oswald Wirth a écrit : ‘’…Quand une pensée vient comme d’elle-même, ne nous est-elle pas mystérieusement communiquée ? En réalité, la pensée vibre en dehors des individus, elle est le bien commun des penseurs… De la collectivité se dégage ainsi une pensée symphonique, beaucoup plus puissante que la pensée individuelle, car elle est nécessairement faite de notes justes. C’est une pensée tonalisée… c’est à dire accordée pour vibrer avec justesse. Cette pensée….elle doit vibrer en toute sa liberté vivante…’’.  Noter l’utilisation à trois reprises du verbe vibrer.

J’ai pu relever dans un article sur la perception des vibrations par les organismes vivants quelques éléments intéressants, qui prouvent que la science dite moderne étudie les différents aspects des phénomènes touchant aux vibrations. Souvenons-nous qu’aux différentes couleurs correspondent des fréquences précises, que les notes de musique sont identifiables par leur fréquence, sans parler des fréquences radio qui sillonnent notre espace. Voici ce que j’ai pu relever : ‘’De nombreux organismes vivants sont sensibles aux vibrations grâce à des organes ou des capteurs spécialisés qui leurs permettent de communiquer, de détecter… L’ouïe est l’un des organes de perception de l’environnement vibratoire, mais souvent la peau et l’ensemble du corps contribuent aussi à cette perception. Leur instinct pousse par exemple les vers de terre à remonter en surface en cas de vibrations répétées du sol’’. Je reproduis ci-dessous quelques extraits d’un article publié sur le site Internet La Pensée Active. L’article est tiré d’un ouvrage intitulé La Science de l’intention d’une auteure nord-américaine Lynne Mc Taggart, écrivaine, éditrice et chercheur. Voici les extraits :
Après plus de deux millions et demi d’essais expérimentaux, Jahn et Dunne démontrèrent de façon décisive que l’intention humaine peut influencer ces appareils électroniques dans le sens spécifié, et leurs résultats furent reproduits indépendamment par 68 autres chercheurs.

L’intention paraît être quelque chose d’analogue à un diapason, faisant résonner à la même fréquence les diapasons des autres choses dans l’univers.
L’intention a déjà été employée en maints domaines, notamment pour guérir les maladies, modifier des processus physiques et influencer des événements. Il ne s’agit pas d’un don spécial mais d’une compétence apprise et aisément enseignée.

En réalité, nous utilisons tous déjà l’intention dans de nombreux aspects de notre vie quotidienne. L’ensemble des recherches effectuées permet également de croire que le pouvoir de l’intention est multiplié en fonction du nombre de personnes pensant simultanément la même chose….

Ces affirmations semblent confirmer les assertions du Kybalion quant à la Transmutation Mentale, décrite comme étant l’application pratique de ce Troisième Grand Principe de la Loi Naturelle.

Pour conclure ce paragraphe, je laisse la parole à Albert Einstein qui a déclaré : "Il devient indispensable que l'humanité formule un nouveau mode de pensée si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevé".

La Polarité

Tout est double, toute chose possède deux pôles. Semblable et dissemblable, ils ont la même signification. Les Pôles opposés ont une nature identique mais des degrés différents ; les extrêmes se touchent ; toutes les vérités ne sont que des demi vérités ; tous les paradoxes peuvent être réconciliés. Ce quatrième Grand Principe nous indique que toute chose qui se manifeste a deux aspects, deux côtés. Thèse et antithèse sont identiques en nature, mais différentes en degrés. C’est la nuance qui existe entre la note Do, et le même Do à l’octave supérieure. Ce sont l’amour et la haine, apparemment si éloignés l’un de l’autre, mais pourtant si près que l’on peut passer de l’une à l’autre en un clin d’œil. L’auteur rappelle ici qu’une Transmutation ne peut s’effectuer qu’entre deux éléments de la même classe.

Le Rythme

 Tout s’écoule, au-dedans et au-dehors ; toute chose a sa durée ; tout évolue puis dégénère ; le balancement du pendule se manifeste dans tout ; la mesure de son oscillation à droite est semblable à la mesure de son oscillation à gauche ; le rythme est constant.

Le Rythme se manifeste entre les deux pôles dont le Principe de Polarité a montré l’existence. Ce cinquième Grand Principe implique que tout se manifeste dans un mouvement d’allée et venue, un flux et un reflux, un balancement en avant et en arrière. Toute chose animée oscille de l’action à la réaction, de l’activité à l’inactivité.  Ce principe s’applique bien entendu universellement. Mais il nous est dit que les hermétistes ont appris la manière d’éviter par la Transmutation quelques-unes de ces activités. Les Maîtres ont aussi découvert qu’il y avait deux plans généraux de conscience : le plan Inférieur et le plan Supérieur. La compréhension et la parfaite assimilation de ce processus naturel leur ont permis d’atteindre ce plan supérieur et ainsi d’échapper à l’oscillation du pendule Rythmique qui se manifeste sur le plan inférieur. Ils ont donné à cette loi le nom de Loi de Neutralisation.

Cette loi consiste dans l’élévation du Moi au-dessus des vibrations du Plan Inconscient de l’activité mentale, afin que le battement négatif du pendule ne se manifeste pas consciemment et que le Plan Conscient ne soit pas affecté. Voilà comment donc se déroule cette évasion du plan inférieur. Il n’est certainement pas à la portée de tout le monde. Les moyens et les techniques pour y parvenir ne sont pas précisés.

L’auteur dit que la Volonté est supérieure à la manifestation consciente de ce Principe Rythmique. Nous ne pouvons empêcher le pendule d’osciller, car le principe est indestructible, mais nous pouvons éviter d’être emportés avec lui. Plus loin, l’auteur évoque la Loi de Compensation selon laquelle l’oscillation, dans une certaine direction, détermine l’oscillation dans la direction opposée ou vers le pôle opposé. La distance parcourue à droite sera égale à la distance parcourue à gauche .

La Causalité

Toute cause a son effet ; tout effet a sa cause ; tout arrive conformément à la Loi ; la Chance n’est qu’un nom donné à la Loi méconnue ; il y a de nombreux plans de causation, mais rien n’échappe à la Loi.

Le sixième Grand Principe implique la vérité selon laquelle la Loi régit tout l’Univers. Le Hasard n’est qu’un mot pour désigner une cause existante non reconnue et non comprise. Donc rien ne peut exister en dehors du champ d’application de la loi de la cause et de l’effet. Un événement ne crée pas un autre événement à vrai dire, il en constitue un maillon dans la grande chaîne ordonnée des événements. Tout est lié et se succède dans le temps. Même le tout dernier événement survenu causera en son temps et son heure un nouvel événement, chacun est tour à tour cause puis effet.  Cette Loi est en constante action. Tout est gouverné par la Loi Universelle, et toutes les lois ne sont que la manifestation de la Seule Grande Loi, de la Loi qui est Le Tout.

Le Genre

Il y a un genre en toutes choses ; tout a ses Principes Masculin et Féminin ; le Genre se manifeste sur tous les plans.

Et nous voilà au septième et dernier Grand Principe. Le but du Genre est seulement de créer, produire, engendrer. Les manifestations du Genre sont visibles et observables sur n’importe quel plan de la vie phénoménale : les corpuscules, les ions, les électrons ; l’atome doit son existence au groupement de corpuscules négatifs autour de corpuscules positifs. Les Hermétistes ont substitué aux mots positif et négatif les mots Masculin et Féminin plus parlant selon eux.  En effet en électricité, le négatif est le pôle dans lequel la production de l’énergie se manifeste. D’ailleurs aujourd’hui les scientifiques emploient le mot cathode, dépourvue de toute connotation négative.

Le principe féminin tend constamment à recevoir des impressions, tandis que le principe masculin tend à les donner et à les exprimer. Ainsi, au féminin le travail serait celui de la création et de l’imagination, au masculin il incarnerait la volonté.

Sans le féminin, le masculin agit sans retenue, son ordre engendre désordre et chaos. Quant au féminin livré à lui-même, il se répète sans fin et n’arrive à rien achever. Il faut en conclure que sans l’assistance l’un de l’autre, ils sont incapables de parvenir à une création finie, et c’est de leur collaboration que naît la réussite.

Le Genre Mental

La philosophie ancienne avait connaissance du phénomène de la ‘’dualité de l’esprit’’ et en tenait compte dans sa théorie du Genre Mental.  Ce double aspect de l’esprit se traduit par le JE qui représente le Principe Masculin, le MOI représentant le Principe Féminin. Le JE sera l’aspect de l’Etre, le MOI l’aspect du Devenir. Les initiés sont capables de voir que la stimulation du Principe Féminin par l’Energie Vibratoire du Principe Masculin est conforme aux lois universelles de la Nature. L’auteur termine cette partie en espérant que les enseignements qu’il a exposés serviront comme Grand Conciliateur des différentes théories et des doctrines opposées.

Axiome hermétique

Posséder le Savoir, si on ne le manifeste pas et si on ne l’exprime pas dans ses Actes est comme la thésaurisation d’un précieux métal, une chose vaine et folle.

 

Conclusion

Il m’a fallu lire à deux reprises le Kybalion avant d’entreprendre ce travail, en version originale et une nouvelle en langue française. A la seconde lecture j’ai saisi davantage de choses qu’à la première.

Pour l’écriture de cet exposé, j’ai dû encore partiellement le relire, élargissant encore l’étendue de ma compréhension. Toutefois, arrivé au terme de ce travail, je dois reconnaître l’existence de zones d’ombre…  Il m’est apparu certaines notions bien abstruses, difficiles à assimiler et à épouser pour un homme du XXIème siècle, tant nous baignons dans un milieu si différent de celui des concepteurs de cette science hermétique. L’existence de divers et multiples plans de conscience, la transmutation mentale, les interventions de divinités invisibles, font figure d’abstractions et nous rapprochent davantage des conceptions d’un autre temps -New Age ou Parapsychologie- plutôt que de la Science telle qu’elle est aujourd’hui perçue.

Il n’en demeure pas moins que les Principes sont solides et collent bien aux réalités du monde des phénomènes. A ce titre elles sont universelles et intemporelles. Elles nous recentrent sur le réel et peuvent nous servir de fondamentaux pour appréhender notre univers de manière simple, mais efficace.

J’ai également lu au cours de mes recherches que le Tout avait pour origine le Rien. Me sont venues subitement plusieurs questions. Comment le Rien, qui n’est rien, peut-il générer quelque chose et surtout le Tout ? C’est malgré tout quelque chose le Tout ! Ce n’est pas rien !  Et puis à partir de quoi conçoit-on le Rien ? Sans doute a t’il suffit d’un rien pour bâtir le Rien ? Je m’arrête là. J’ai l’impression d’avoir rédigé un début de sketch du regretté Raymond Devos, qui aimait tant les paradoxes et les questions auxquelles l’on répond par une autre question…

Simon J. APPLETON Nouméa, le 15 Août 2016.

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