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Les neuf commandements du Maître de Loge

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 Thème

Les neuf Commandements d'un chef de l'Ordre

  rappelés par le comité de rédaction du Conseil de l'Ordre
 Source

''Du Gournement de l'Ordre''  par Constant Chevillon – 1934

 

Sont fournis à l'intention du Maître de Loge les neuf Commandements dressés par Constant Chevillon qui peuvent être élargis aux Trois Maillets d'une Loge particulière.

Premier commandement
Ô toi, qui tiens entre tes mains le gouvernement d'une partie de l'Ordre, inspire-toi des leçons de nos Maîtres. Sache d'abord qu'après ton accession à une dignité de l'Ordre, alors seulement commencent les obstacles et les difficultés, car avoir la charge est une chose, mais la conserver avec utilité est une autre chose. Tu devras d'abord te rendre compte que seul ton mérite et seule la confiance de tes chefs légitimes t'ont, par une lente succession, confié des tâches de plus en plus ardues et que tu devras avoir à coeur d'augmenter le patrimoine spirituel qui t'aura été confié. Il faut qu'à ton départ pour l'Orient Eternel, le plus bel éloge que l'on puisse faire de toi soit : ‘’L'Ordre l'a élevé, il a élevé l'Ordre’’.

Deuxième commandement
Le chef de Loge devra répondre à un double but : premièrement être la Lumière des Lumières, le dépositaire de la tradition secrète, le gardien de la pure doctrine de notre Souverain Sanctuaire et ensuite, secondement, être l'ordonnateur habile de tous les rouages administratifs de l'Ordre. Une grande science est bien, mais elle n'est profitable que lorsqu'elle est harmonieusement répartie.

Troisième commandement
La puissance d'un gouvernement réside dans ses lois et dans sa justice, qui applique et fait respecter ses lois. La puissance de l'Ordre réside dans ses Grandes Constitutions, dont les prescriptions devront être toujours suivies à la lettre à l'exclusion de toute mesure arbitraire ; elle réside aussi dans l'autorité spirituelle qui les applique avec équité, fermeté et discernement.

Quatrième commandement
Trop de libéralité nuit à une direction ; les chefs de l'Ordre ne peuvent tout permettre ou laisser faire, ils ne peuvent tolérer ni anarchie, ni trop d'indépendance. Une extrême indulgence affaiblit la Hiérarchie et provoque du désordre. Tu devras te pénétrer de cette vérité : "Que l'Homme n'est point parfait et qu'il ne faut point lui accorder une confiance aveugle". Tu devras avoir confiance en tes Frères sans pour cela cesser un seul instant d'exercer ton travail de contrôle sur leur labeur, de façon à remédier immédiatement à toute faiblesse humaine.

Cinquième commandement
Il t'est conseillé de promettre de l'avancement à tes subordonnés et à stimuler leur ardeur par des augmentations de pouvoir, sans toutefois donner jamais de précision sur la date de cet avancement qui ne peut jamais être précipité.

Sixième commandement
Le chef de Loge doit savoir adapter sa politique aux circonstances qui sont en perpétuel changement. Il doit toujours apparaître à ses subordonnés comme un Maître sévère, juste et incorruptible, sinon il perdra toute autorité le jour où il apparaîtrait comme trop bon, partial ou intéressé en quelque matière que ce soit.

Septième commandement
Si tu es consulté sur un sujet qui intéresse l'Ordre et que ta décision doit avoir de grandes conséquences sur la discipline, l'harmonie ou le travail spirituel, aie soin de ne pas laisser apparaître ton opinion, sache écouter plutôt que de répondre, interroger plutôt que d'instruire car il te faut le temps de la réflexion, de l'étude et de la méditation profonde, et jamais tu ne peux apparaître comme inconstant, contradictoire, léger ou irrésolu.
 
Huitième commandement
L'Ordre a deux sortes d'ennemis : ceux du dehors et ceux du dedans. Ce sont ces derniers qui sont les plus dangereux. L'ennemi intérieur naît soit du désordre, soit du mécontentement, soit d'une injustice, soit d'une ambition légitime déçue.
Veille donc avec soin :

  • à ce que l'Ordre travaille avec régularité et méthode ;
  • à ce que celui qui travaille soit récompensé et reçoive une approbation ouverte pour son zèle ;
  • à ce que nul passe-droit ne crée des suspicions et des mésententes entre Frères ;
  • enfin à tenir les promesses faites.

Le travail et le dévouement devant être les seuls éléments de l'avancement au sein de l'Ordre, évite de pousser des éléments paresseux, ignorants, instables ou égocentriques. Montre de la considération à tes proches collaborateurs, sache les consulter souvent et régulièrement et ne leur impose jamais de mesures hâtives susceptibles de rompre l'harmonie de leur travail.

Neuvième commandement
Sache enfin que même en faisant du bien à un Frère, on peut s'en faire un ennemi car celui que l'on élève trop vite en arrive facilement à se croire l'égal de son Maître et celui à qui l'on fait des confidences sait parfois les employer contre vous. Eviter de faire des reproches blessants à un Frère coupable. Il est des mots qui ne peuvent s'oublier et qui créent la révolte. Aie soin enfin d'appuyer l'autorité de tes collaborateurs auprès de leurs inférieurs, car ton autorité est en partie solidaire de la leur. Réprimande celui qui te cache sa pensée, lis en tous comme dans un livre ouvert.

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